La légende qui entoure la vie de Sirkus voudrait que l’homme soit né en cage et que son premier coufin fût la boîte à scie d’un magicien. Trimballé de roulottes en caravanes, il aurait grandi au milieu des saltimbanques, prestidigitateurs, cracheurs de feu et autres bêtes de foire. Aux vues des corvées qui lui étaient imposées, il paraitrait qu’un singe savant compatissant, lui aurait enseigné l’art du dessin et de la caricature. Aprés avoir un temps monnayé ses esquisses dans les gradins les soirs de représentation, son travail fut repéré par un directeur de cirque qui lui confia la réalisation d’une affiche. Saisons aprés saisons, les croquis des débuts laissèrent place à des compositions graphiques plus évoluées, mais aujourd’hui, à l’âge mûr, Sirkus prend plaisir à retracer son parcours en nous dévoilant ses débuts empreints d’un charme disparu.