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Florent Silieri a trouvé son équilibre entre figuratif et abstrait. Pour l’un comme pour l’autre, il s’intéresse surtout à l’idée du détournement de l’outil photographique de sa vocation de représentation du réel - ou du moins de la capture d’un instant - pour en faire un instrument de transcendance de la réalité.
Ses influences se situent davantage dans la peinture, le cinéma, ou encore la musique que dans la photographie contemporaine. Particulièrement marqué par la peinture expressionniste abstraite de Rothko, Pollock, Newman, ou encore Still, il arrive alors qu’il rapproche sa technique à celle d’un peintre, et compose ses photographies comme des toiles. La variation des temps de poses lui permet de créer des images surréalistes à partir d’éléments banals.
Il s’attache à sublimer l’ordinaire, à révéler formes, couleurs, et textures qui passent inaperçues. Brouiller les perceptions en rendant les sujets insaisissables, énigmatiques. Susciter le mystère à partir du sujets ordinaires ou insignifiants. Il a pour but de faire appel à l’imaginaire, d’inviter le spectateur à reconstituer les sujets ou bien encore à les inventer. Pour lui, la ville est avant tout un formidable terrain d’expérimentations qui prennent la forme d’inventaires, d’auscultations, de dissections.
Il travaille à partir de boîtiers argentique et numérique. Et même en utilisant ce dernier, ses photographies ne font jamais l’objet de montage numérique. Seules de subtiles interventions viennent compléter ses propres techniques de prises de vue.
Photographe autodidacte, né à Paris en 1976, il est aujourd’hui toulousain d’adoption.