Philippe Roussel naît à Nîmes en 1963. Artiste peintre plasticien autodidacte. Référencé comme peintre à la Fondation Taylor pour l’Art à Paris. Artiste côté Drouot.
Il réalise ses premières œuvres à la gouache dés l’âge de 10 ans. Après des études de droit, il suit des cours privés d’histoire de l’Art. Passionné d’archéologie et des civilisations antiques Méditerranéennes, il parcourt très jeune, les chantiers de fouilles de la région et croque sur papier les détails de mosaïques et bas reliefs découverts. Cela affirme définitivement son coup de crayon sûr et énergique mais suscite son désir de travailler sur la trace et la mémoire.
Son style vigoureux et sa rapidité dans l’exécution de ses œuvres lui font opter pour l’acrylique plutôt que l’huile. Dés l’âge de 20 ans, son style, jusque là proche du figuratif, commence à tendre vers une semi abstraction nettement plus personnelle.
Son cheminement intellectuel et les références aux écritures et lettres antiques entraînent l’insertion de signes, lettres et symboles dans ses peintures car La couleur et la forme ne suffisent plus à l’expression de son art (Les travaux sur l’écriture de l’artiste Cy Twombly l’ont d’ailleurs, considérablement passionné et ont été pour lui source de recherche et d’inspiration). L’artiste fait le choix, dés lors du papier ou du carton, plus propices à l’utilisation des pastels, fusain et crayons, comme supports à ses travaux.
Comme pour la plupart des artistes, il ne peut nier l’influence de son éducation et de son vécu sur sa peinture. L’héritage familial et plus particulièrement maternel (une mère enseignante et excellente dessinatrice) ainsi qu’un accident de la vie qui a failli lui être fatal, lui firent prendre conscience de l’importance de ses racines, de l’empreinte du temps et du plaisir simple de vivre intensément l’instant.
Son regard sur les choses s’en est trouvé modifié. Son travail aussi et Il entreprit une série d’œuvres sur la mémoire. La matière apparaît alors et intègre les œuvres. Celle-ci, sous forme de poudre de marbre permet de sculpter, graver, griffer et imprégner la toile en profondeur ou en relief. L’archéologie si présente dans sa vie ressurgit et offre à l’artiste un terrain d’exploration sans limite!
Aujourd’hui l’artiste travaille sur l’interaction de deux thématiques qui lui tiennent à cœur. Le cercle comme symbole de vie et la mémoire des choses et des évènements passés, matérialisée par des bribes de dessins et des traces à demi effacées subsistants malgré le passage du temps.
Cette nouvelle série toute en émotion et tendresse, est traitée sur de grandes toiles laissées volontairement sans châssis, simplement pendues comme une bâche afin de leur offrir une plus grande liberté.