Au début des années 50 en plein coeur de Brooklyn se trouvait le grand reporter français Léopold Justin. Intrigué par l'histoire qu'on lui avait raconté sur l'épicier du quartier, il décida de mener son enquête. Il fit alors connaissance avec le vieux Clam qui jouissait d'une notoriété grandissante, avec pour réputation de pouvoir vendre n'importe quoi à n'importe qui.
Aprés de multiples entretiens, le journaliste gagna la confiance de Ray qui se laissa aller à une confession déroutante. Son fabuleux pouvoir n'était ni un don des dieux, ni le fruit d'une machiavélique manipulation mentale, mais tout simplement le résultat d'une technique particulière développée par ses soins.
Une fois publié, l'article relatant cet échange fit grand bruit, car non content de détailler les résultats obtenus par l'épicier, il dévoilait les fameuses techniques employées. L'information se propagea trés rapidement dans le milieu des affaires et suscita de nombreux commentaires. En un rien de temps, l'expression "faire du Ray Clam" passa dans le langage courant pour signifier "développer ses ventes".
Cette formule devint si familière que nos académiciens, peu enclin aux "américanismes" décidèrent de créer un vocable bien français pour exprimer cette nouvelle notion. Plutôt qu'imaginer une reformulation du type "faire DU réclam", allez savoir pourquoi, ils prirent un malin plaisir à employer le genre féminin, ce qui donna : "faire de LA réclame".
Cette initiative singulière fait que de nos jours, les nouvelles générations (y compris
les soi-disant professionnels de la communication) ne connaissent pas la véritable origine de ce terme qu'ils attribuent à quelques opportunistes. La confusion est d'autant plus grande que le symbole de cette révolution, à savoir l'ensigne de l'épicier, fut reproduite à l'envers sur le journal et devint donc méconnaissable.
Ce site est là pour réparer cette injustice, et vous propose un certain nombre de précepts ainsi que différents articles que le père Clam aurait aimé vous vendre.